Tri, réemploi et digital : quels rôles pour les collectivités ?
Étude menée à Montpellier auprès de 200 répondants pour évaluer la pertinence d'une solution digitale afin de réduire les refus de tri et favoriser le réemploi des objets sur un territoire.
5 chiffres clés à retenir
56%
des erreurs de tri sont attribuées à un manque d'information claire ou à une mauvaise connaissance des consignes
43%
des répondants reconnaissent que la négligence est à l'origine de leurs erreurs de tri
25%
des répondants doivent parcourir de longues distances pour trier correctement leurs déchets
80%
des personnes ayant très peu de connaissances en tri estiment qu'un outil digital pourrait les aider
70%
des petits donneurs (voire non-donneurs) considèrent qu'une solution digitale les aiderait à trouver un exutoire de réemploi
Chiffres issus de l'enquête Circular City menée à Montpellier en mai 2025 auprès de 200 répondants. Méthodologie et données détaillées dans l'étude complète.
Les cinq enseignements majeurs
Synthèse des principaux constats et recommandations de notre étude pour les collectivités et acteurs de l'ESS.
Trois freins majeurs au bon geste de tri
L'étude identifie trois obstacles principaux : le manque d'infrastructures de proximité (25% des répondants doivent parcourir de longues distances), la négligence (oubli, manque de motivation) et la complexité des consignes de tri qui varient selon les emballages et les territoires.
Une corrélation nette entre connaissance et fréquence de tri
Les personnes bien informées trient plus régulièrement et plus consciencieusement. À l'inverse, celles qui maîtrisent mal les consignes trient de façon aléatoire, voire pas du tout. Améliorer la lisibilité de l'information est donc un levier direct sur la qualité du tri.
Des comportements très différents selon l'âge
Les 26-65 ans sont les plus assidus dans le tri. Les 18-25 ans et les plus de 66 ans sont les moins impliqués et expriment un besoin d'accompagnement plus marqué. Les dépôts sauvages inquiètent particulièrement les personnes âgées, qui y voient une dégradation de leur cadre de vie.
Une forte attente pour une solution digitale
Une majorité de répondants se dit prête à utiliser une application au moins une fois par semaine, à condition qu'elle soit intuitive. Elle serait utile pour clarifier les consignes, envoyer des rappels personnalisés et proposer des alternatives de réemploi.
Le digital comme levier concret pour le réemploi
Plus de 70% des petits donneurs ou non-donneurs estiment qu'un outil digital les aiderait à trouver un exutoire pour leurs objets encore utilisables. C'est un levier direct pour prolonger la durée de vie des biens et soutenir l'économie circulaire locale.
Méthodologie
L'étude repose sur un questionnaire administré à 200 personnes à Montpellier (majoritairement des habitants de Montpellier et de communes de Montpellier Méditerranée Métropole) au cours du printemps 2025. Le questionnaire couvre l'équipement en bacs de tri, la fréquence et la qualité du tri, la connaissance des consignes, la perception des dépôts sauvages, les pratiques de don et l'intérêt pour une solution digitale d'info-déchets et de réemploi.
Les résultats sont mis en regard de sources publiques de référence (ADEME, Citeo, étude Ipsos « Le geste de tri des emballages en France ») afin de replacer les constats locaux dans le contexte national et européen (loi AGEC, PNPD 2021-2027, objectifs de réduction des DMA et de développement du réemploi).
Recevez l'étude complète
Chiffres détaillés, cas d'usage nommés, recommandations pratiques : l'intégralité de l'étude est disponible en PDF.